L’Haruspice (notes de travail)

Mise à jour du 4 avril 2017.

J’ai déjà accumulé de la matière première pour une douzaine de contes étrusques. Ils s’esquissent, à ce stade, dans mon imagination, sous la forme d’une simple phrase, d’une situation, et ils s’articulent le long d’une ligne temporelle qui va du VIIIème siècle av. JC jusqu’aux premières heures de la République.

Je vais, à présent, faire une pause, laisser tout cela décanter, être lentement filtré par la mémoire, et nous verrons bien ce qu’il en reste dans quelques semaines.

Puis, je commencerai une deuxième phase, toujours d’accumulation de connaissances, mais aussi de construction. Ce n’est encore que le tout début de ce projet d’écriture, mais, c’est au-delà de mes espérances et, surtout, c’est une immense joie qui croît doucement en moi…  Tout ceci fait sens.

Mise à jour du 17 mars 2017.

Mes recherches avancent bien. Je suis en train de me constituer un « bain culturel » sur les Étrusques sur un ensemble de questions-clefs : origines, langue, moeurs, structures sociales, techniques militaires, musique et arts, place des femmes, légendes et inscriptions, divination (mais je connaissais déjà un peu), etc. Je me rends deux fois par semaine au musée d’archéologie de Nice et j’ai la chance d’avoir accès à une très belle collection d’ouvrages, et à une aide généreuse. Bref, tout va bien. Je n’en dis pas plus, rendez-vous le mois prochain, chers (futurs) lecteurs. Il était une fois…

Mise à jour du 18 février 2017.

Le projet commence à se structurer, à la faveur d’une visite récente, avec mes étudiants de Master 2, au musée d’Archéologie de Nice-Cemenelum, dans le cadre d’un cours sur le Patrimoine Culturel.

En (re)découvrant la bibliothèque du musée, dans laquelle j’avais déjà travaillé pour « La Huitième colline de Rome », j’ai réalisé qu’il y avait un important rayon « étrusque » avec de nombreux ouvrages de recherche. J’ai donc prévu d’aller y travailler régulièrement, à partir du mois de mars, pour compléter l’ensemble des documents que j’ai déjà réunis. Du coup, parallèlement, la perception que j’ai de mon projet se modifie un peu : je m’oriente plus vers un recueil de contes étrusques sur les origines de Rome, plutôt que sur un seul conte qui prendrait la forme d’un court roman.

Mon idée est à présent de livrer des chroniques proto-historiques hantées de merveilleux, une série des textes courts, à la fois très renseignés par les découvertes archéologiques, mais tournés vers la légende. J’envisage toujours la fondation de Rome, du point de vue d’un devin étrusque, d’un Haruspice, qui croit à l’existence des dieux. Par touches successives, et tout en livrant un univers de pure fantasy mythologique, centré sur la magie, la divination et les dieux, j’aimerais permettre à mes lecteurs de redécouvrir et de se réapproprier tout un pan de la culture antique.

À bien des égards, ce projet, tel que je le ressens, se situe sur le fond, à mi-chemin entre Tancrède et L’esprit de Julia. Sur la forme, en revanche, il sera entièrement nouveau, et résolument tourné vers le conte, avec un exigence extrêmement élevée de simplicité et, en même temps, de puissance d’évocation. Moi qui jusqu’ici ne travaillais qu’à l’échelle du paragraphe, ou du chapitre, chaque mot devra, à présent, se justifier.

C’est un tout nouveau chemin…           divination-et-droit

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Je vais écrire un conte.

Un conte qui sera l’histoire du devin qui était présent lors de la fondation de Rome.

Le devin qui départagea Rémus et Romulus, en observant, dit-on, le vol des oiseaux.

Un enfant étrusque, né dans les brumes de l’Histoire.

Un adolescent qui choisit, trop tôt, les arcanes de la divination.

Un homme qui, à l’âge adulte, lisait l’avenir dans le foie des bêtes sacrifiées.

Un Haruspice.

Lui seul connaît la vérité sur Rome.

Lui seul sait le choix des dieux et ce que les frères ennemis en firent…

Je transmettrai ici ce qu’il m’a confié, quand j’aurai trouvé les mots justes.

Alors, vous saurez.

Patience…